Un site naturel exceptionnel

  • La naissance d'un paysage


  • 4 500 ans de présence humaine


  • De nos jours ...




  • La naissance d'un paysage


    Sur le continent nord-américain, il y a environ cent mille ans, le climat se refroidit, prélude à une nouvelle période glaciaire. Glissant vers le sud, les glaciers emportent avec eux des matériaux variés tels que roches, graviers, sables et argiles. Puis, il y a quelques dizaines de milliers d'années, le climat se réchauffe définitivement, forçant les glaciers à reculer. Cette ère glaciaire prend fin il y a environ douze mille ans avec la présence de la mer de Champlain.

    Le fleuve creuse son lit dans les sédiments des basses-terres du Saint-Laurent depuis environ soixante millions d'années. Cependant, quand ses eaux rencontrent des schistes et des grès plus résistants, ceux-ci le font dévier de son cours. Ce mouvement amène le ralentissement de ses courants et force ainsi le dépôt des milliers de tonnes de sable et de terre qu'ils transportent. Au Domaine, ces alluvions, façonnées en deux plateaux de dimensions inégales, prennent la forme d'une pointe de terre qui s'avance dans le Saint-Laurent.

    Encore aujourd'hui, à l'est, les alluvions se déposent sur les battures et, protégées des forts courants et des vents dominants, permettent à la végétation de s'implanter. À l'ouest, on peut admirer les falaises de Lotbinière, hautes de soixante mètres de ces couches de sédiments faiblement inclinées.

    Deux fois par jour, le fleuve subit les effets de la marée. Le mouvement des marées montantes et descendantes, d'une amplitude de 2,5 mètres, impressionne et transforme le paysage des battures du Saint-Laurent à chaque heure du jour.

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    4 500 ans de présence humaine :


    Des vestiges retrouvés démontrent qu'il y a 4 500 ans, les Amérindiens habitent déjà cette immense pointe formée de trois terrasses naturelles recouvertes de forêts et où le gibier abonde. Sur la terrasse intermédiaire, à travers la forêt, un petit ruisseau prend son cours, descend abruptement, pour ensuite se jeter dans le fleuve.

    C'est au pied de cette petite chute que les Amérindiens installent leurs habitations estivales. Adossées à la falaise et protégées des vents dominants, elles ne sont qu'à quelques pas de la plage. Peuples nomades, ils vivent de la cueillette des fruits et des petits fruits, de la pêche et de la chasse. De plus, cette pointe constitue un lieu stratégique exceptionnel, puisqu'elle permet à ses occupants de voir venir les embarcations sur le fleuve, de l'est comme de l'ouest. Des dizaines de générations viendront ainsi à chaque été profiter des ressources et de la proximité du fleuve.

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    De nos jours:

    La réserve écologique de Pointe-Platon :


    Une réserve écologique est avant tout un territoire conservé à l'état naturel qui présente des caractéristiques écologiques distinctives. Le statut de réserve écologique permet de sauvegarder des espèces fauniques ou floristiques rares ou menacées, ou encore des sites exceptionnels. Dans tous les cas, on peut véritablement parler de musées naturels car les réserves sauvegardent de façon intégrale et permanente des milieux naturels fragiles ou rares au Québec. Les réserves écologiques sont donc des polices d'assurance en faveur de notre patrimoine naturel.

    Dans la région de Québec, la réserve écologique de Pointe-Platon assure la protection de communautés naturelles représentatives des milieux humides de l'estuaire fluvial du Saint-Laurent, lequel est soumis au jeu des marées. Le site, d'une superficie de 60 hectares, est constitué de deux terrasses séparées par une falaise relativement abrupte.

    L'organisation des groupements végétaux s'effectue en séquence, largement influencée par la présence de marées (terrasse inférieure), par la profondeur et la nature du substrat (falaise et terrasse supérieure). Le site se compose d'un important marais à scirpe américain, de frênaies rouges, de saulaies, d'aulnaies rugueuses, de peupleraies deltoïdes et baumières ainsi que d'une érablière sucrière.

    À ce jour, quarante-trois (43) plantes vasculaires ont été recensées dans la zone intertidale de la Pointe-Platon. Parmi ces espèces, huit sont susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables dont quatre qui occupent le site de la réserve écologique : l'isoète de Tuckerman, la lindernie litigieuse variété estuarienne, la zizanie à fleurs blanches variété naine et la cicutaire maculée variété de Victorin.

    La faune de la réserve écologique est assez peu connue actuellement. Notons de fortes concentrations de sauvagine fréquentant les marais à l'automne et au printemps, la présence du grand héron et de nombreux oiseaux de rivages et, enfin, la présence du cerf de Virginie et de l'orignal.

    Bien que les terres de la réserve écologique de Pointe-Platon fassent partie du territoire initial du Domaine, elles sont présentement la propriété du ministère de l'Environnement du Québec. Ces terres sont protégées par la Loi sur les réserves écologiques qui y interdit toute activité humaine sauf pour des activités de gestion, de recherche scientifique ou d'éducation autorisées par le ministre de l'Environnement du Québec.

    (Extraits des textes du ministère de l'Environnement du Québec - Les réserves écologiques : des habitats protégés au naturel)



    La flore indigène de la forêt exceptionnelle
    :


    Toute personne ayant un intérêt marqué pour la flore indigène se doit de sillonner les sentiers de la forêt exceptionnelle du Domaine Joly-De Lotbinière. En effet, vous aurez la chance d'y admirer plusieurs joyaux de notre patrimoine végétal et ce, directement dans leur habitat naturel.

    Selon l'époque de votre visite, les fougères, les lycopodes, les trilles, les hépatiques, les choux puants et la délicate claytonie de Caroline ne demandent qu'à être admirés.


    Le microclimat
    :


    La Pointe-Platon, située sur la rive sud du Saint-Laurent, bénéficie d'un climat continental humide à caractère maritime. Ce site jouit donc d'une température plus clémente, permet la culture d'arbres fruitiers et la plantation d'arbres exotiques à notre région. Ainsi, les deux premières terrasses de la Pointe-Platon qui s'avancent dans le fleuve se trouvent à l'intérieur de cette zone étroite au climat plus avantagé, ce qui diminue surtout l'effet nocif des vents desséchants de l'hiver. La troisième terrasse se situe par contre hors de cette zone et se trouve soumise à un climat local plus rigoureux.

    Ainsi donc, comme vous pouvez le constater, le Domaine Joly-De Lotbinière bénéficie d'un microclimat bien particulier qui lui permet les cultures inhabituelles de végétaux dans ce coin de pays, ce qui vient ajouter à son cachet unique.


    La biodiversité
    :


    La biodiversité peut se définir comme étant l'ensemble des composantes biologiques qui démontrent le diversité génétique à l'intérieur des espèces, la diversité des espèces et la diversité des milieux naturels.

    La grande biodiversité du Domaine Joly-De Lotbinière tient au fait que l'on retrouve sur son site une multitude d'habitats où vivent plusieurs espèces d'oiseaux, d'amphibiens, de reptiles, de végétaux, d'insectes et de mammifères.

    Pour plus d'information, veuillez consulter le site éducatif : Le Domaine Joly-De Lotbinière et sa biodiversité.


    L'ornithologie :


    Une visite au Domaine Joly-De Lotbinière vous permettra de découvrir la grande richesse ornithologique du notre site et dès votre arrivée, vous serez à même de le constater.

    S'il y a autant d'espèces qui peuvent être observées au Domaine, c'est parce qu'on y retrouve tout ce dont les oiseaux ont besoin pour vivre. En effet, les oiseaux y retrouvent de la nourriture en abondance, de l'eau propre et fraîche et une multitude d'abris. De plus, la diversité des habitats contribue à ce qu'une plus grande variété d'espèces puisse être observée.

    À ce titre, on remarquera, entre autres, la présence de l'oriole du nord, du cardinal rouge, du colibri à gorge rubis, des parulines, des grives, des moqueurs, des bruants, des viréos et des moucherolles.

    La proximité du fleuve Saint-Laurent permet également d'observer plusieurs espèces de rapaces, d'oiseaux aquatiques et de rivages. Les migrations printanières et automnales sont des moments uniques d'observation à ne pas manquer.

    Vous trouverez en suivant ce lien, la liste des oiseaux observés ou susceptibles d'être observés à la Pointe Platon.

    Au plaisir de vous accueillir !

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