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Une promenade au cœur des jardins |
Bref retour au XIXe siècle
Au milieu du XIXe siècle, une nouvelle tendance en
aménagement paysager influence les riches propriétaires qui habitent la
ville de Québec. Privilégiant et multipliant les rapprochements avec la
nature, ce nouveau courant est désigné indifféremment par l'appellation de
mouvement romantique, mouvement paysager ou encore mouvement pittoresque.
Dans la grande région de Québec, le mouvement romantique donne naissance
à d'immenses parcs-jardins en des endroits uniques. À Québec, plusieurs
villas sont ainsi construites sur les hautes falaises qui surplombent le
Saint-Laurent. En découvrant ces lieux, les visiteurs empruntent de longues
allées curvilignes ombragées qui, à chaque détour, dévoilent d'imprenables
vues et sur les bâtiments et sur les paysages.
Les seigneurs de Lotbinière n'échappent pas au rayonnement de ce
mouvement qui rejoint la Pointe-Platon. C'est en effet ici que Pierre
Gustave Joly, époux de la seigneuresse Julie-Christine Chartier de
Lotbinière (seigneuresse de 1828 à 1860), choisit de construire la résidence
de villégiature familiale et d'y aménager son immense parc-jardin
romantique. Pendant plusieurs années, Pierre-Gustave et son fils,
Henri-Gustave (seigneur de 1860 à 1908), s'emploient à planter des arbres
exotiques et indigènes, à installer des kiosques, des pavillons de lecture
et des bancs, afin que les membres de la famille et leurs invités puissent
profiter de la beauté et des richesses du site. Encore aujourd'hui, en se
promenant au Domaine, les visiteurs retrouvent l'ambiance romantique du
dix-neuvième siècle.
La Prairie ronde
Au temps des seigneurs, de grands champs situés aux abords du Domaine,
telle la Prairie ronde, étaient cultivés pour les besoins en foin ou en
céréales de la ferme seigneuriale. Aujourd’hui, près du Pavillon bleu, de
nouveaux jardins thématiques en constant développement mérite d'être
découverts et admirés.
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Les Portes d'entrée
Après avoir emprunté la longue allée curviligne ombragée, les visiteurs
se retrouvent aux portes d'entrée du domaine familial aménagé par les
seigneurs de Lotbinière. Au début du siècle dernier, ces portes étaient
situées près du Cottage des serviteurs. On raconte qu'à ce moment, le
jardinier en chef les ouvrait le matin et les refermait le soir, afin de
préserver l'intimité de la famille.
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Les Jeux d'été
À l'ombre des noyers noirs, les jeunes gens de la famille organisaient
des tournois de tennis et de croquet avec leurs amis des villages
avoisinants. Lors des belles journées d'été, c'est ici, sous les
branches hospitalières des noyers noirs, que les membres de la famille
et leurs invités se retrouvaient pour prendre le thé.
L'Allée seigneuriale
Elle a été réalisée par l'horticulteur lavallois Daniel Fortin et les
membres de la Société Art et Jardin afin de rendre hommage aux
seigneurs de Lotbinière.

Les Sentiers pédestres
La forêt domaniale offre 2,4 km de sentiers où se retrouvent des
essences centenaires et bicentenaires. Le sentier L'Érable
traverse un secteur qui a été reconnu « forêt exceptionnelle du Québec »
tandis que le sentier
Le Chêne vous fait, entre autres, découvrir une sapinière
éclairée de bouleaux jaunes.
Le Cottage des serviteurs
Autrefois, les jeunes filles qui travaillaient à la Maison de Pointe
Platon, au service de la famille, logeaient ici. Aujourd'hui, le
café-terrasse, la boutique et les sanitaires y sont logés.
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La Maison de Pointe Platon
La résidence de villégiature de la famille seigneuriale de Lotbinière,
alors nommée Maple House, a été construite en 1851. Par la suite,
la famille parle plutôt de la Maison de Pointe Platon. Aujourd’hui centre
d’interprétation, les visiteurs y découvrent des expositions avec objets,
tableaux et mobilier d’époque, des expositions culturelles et une galerie
d’art.
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La Remise aux voitures
Au début du siècle dernier, cette Remise sert d'abri aux belles voitures
d'été qui étaient alors utilisées pour se déplacer. Plus tard, on y a
entreposé le fruit des recherches de Monsieur Alain (seigneur de 1911 à
1954) : briquettes et barils d'huile de charbon produits à l'aide de son
mini-four à charbon de bois qui était situé juste à côté.
Le Poulailler
À l'époque de sir Henri-Gustave, à l'arrivée des enfants pour les
vacances, on installait devant le Poulailler un petit bâtiment, leur
Bird's Nest Cottage, qui abritait leurs poules. Par la suite, le
Poulailler change de vocation : il loge les latrines pendant quelques
années, pour ensuite servir de garage pour la plus belle voiture de Monsieur
Alain.
La Remise à bois
On y entreposait le bois de chauffage pour les trois foyers de la Maison
de Pointe Platon et pour l'immense poêle à bois à deux fourneaux des
cuisines.
Le Laboratoire
Le seigneur Edmond-Gustave (seigneur de 1908 à 1911) y a développé des
photographies tandis que sir Henri-Gustave et Monsieur Alain y ont réalisé
des travaux de recherche sur les arbres, les céréales, les légumes, les
fleurs et les abeilles.
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L'Épinette de Norvège
Cet arbre centenaire se reproduit par cônes et par marcottage. On voit
bien ici ses branches qui, en touchant le sol, ont repris racine et
donné naissance à d'autres arbres; c'est ce que l'on appelle le
marcottage.
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Le Parterre à l'avant de la Maison
Cet aménagement paysager, déjà présent à l’époque de sir Henri-Gustave,
présente aujourd'hui un tertre où l'on retrouve près de cent rosiers
'Bonica' enchevêtrés de plusieurs plants de verveine de Buenos Aires (Verbena
bonariensis), une roseraie composée de rosiers anciens et de
rosiers sauvages, ainsi qu'une longue plate-bande de vivaces et
d'annuelles.
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Le Nid des amoureux
L'allée d'érables mène à ce petit kiosque de bois rond d'où on a de
magnifiques vues sur la Maison de Pointe Platon et son parterre, sur le
fleuve et sur le jardin.
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Le Jardin
Il est composé d'immenses plates-bandes de vivaces, du Potager à
l'ancienne, du Potager des curiosités, du Jardin des fleurs à couper, du
Jardin des sens et de la Plate-bande blanche. Au centre, sur une pierre
du moulin à farine seigneurial, on retrouve un cadran qui indique
l'heure solaire.
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L'Étang aux castors
Les seigneurs ont aménagé ce plan d'eau au XIXe
siècle. Remarquez l’eau paisible de l’étang qui renvoie l’image de
l’immense frêne rouge et d’un bosquet de bouleaux blancs.
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La Remise à outils
Ce bâtiment a servi et sert encore aujourd'hui aux jardiniers pour
entreposer leurs outils et autres instruments de travail.
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Le Kiosque à lecture
Ce petit pavillon, dont les motifs des carreaux rappellent ceux des
fenêtres de la Maison, permet de se reposer tout en admirant le fleuve
et les paysages environnants.
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Le Jardin d'expériences
Autrefois, Monsieur Alain y faisait ses recherches sur les végétaux.
Aujourd'hui, cet endroit est utilisé comme pépinière pour les futurs jardins
du Domaine.
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Le Jardin d'auges et de plantes alpines
Dans des contenants de béton de tourbe, on cultive de minuscules plantes
des régions alpines. Comme on peut se l'imaginer, ces végétaux demandent
des soins particuliers.
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La Maison du jardinier
À l'époque, le jardinier et sa famille habitaient cette maison privée.
Aujourd'hui, elle accueille les bureaux administratifs de la Fondation.
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La Prairie ronde et ses nouveaux jardins
Un vaste pré de près de deux hectares offre un spectacle qui se
transforme au gré des saisons. Le Jardin méditerranéen, le Jardin de
sous-bois et l'Étang de la Prairie ronde vous proposent des plantes
provenant des quatre coins du monde.
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La Côte de la pointe
Elle permet un accès facile au fleuve. Vers l'ouest, une promenade sur
les battures du Saint-Laurent fournit l'occasion d'admirer les falaises
de schiste hautes de 60 mètres. Vers l'est, un immense marais à scirpe
américain accueille une flore et une faune riches et diversifiées. Le
ministère de l'Environnement du Québec a protégé une partie de ce marais
en lui donnant le statut de réserve écologique.
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Puis, en remontant, admirez Les Plantations de noyer noir
Plantés à l'automne 1882 par sir Henri-Gustave, ces arbres exotiques,
étrangers à notre région, profitent du microclimat de la Pointe Platon.
Une jeune plantation, réalisée en 1970 par le Dr Louis Parrot,
professeur de l'Université Laval, assure la continuité du projet d'essai
selon les provenances de sir Henri-Gustave.
Pour en savoir plus sur la plantation de noyers noirs du Domaine,
visionnez le reportage suivant :
La forêt du Domaine Joly-De Lotbinière
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Avant de quitter, faites une halte chez Quercus, autre
chose, autrement
Nouvellement situé près du stationnement, à l’intérieur du poste
d’accueil du Domaine, ce point de vente sans but lucratif vous offre une
collection diversifiée des végétaux « coup de cœur » du jardin. Des vivaces
herbacées en passant par les arbustes ou les plantes alpines, vous découvrirez
des petits bijoux qui vous charmeront par leurs couleurs distinctives, leurs
agréables parfums ou leurs intéressantes particularités. Soyez certains d’y
dénicher des trésors de végétaux et d’y découvrir des plantes d’exception qui
sauront satisfaire tous les « pouces verts » et les passionnés d’horticulture.
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